30.08.2008

Quand arrêtera t'on de se moquer de nous?

C’est avec un peu de retard mais une révolte toujours aussi forte que je m’insurge sur la dernière annonce du gouvernement sur le financement du RSA. Où plutôt le « RAS » comme le nomme si justement Laurence Parisot à l’université d’été du MEDEF (source l’humanité.fr), car en effet « Rien A Signalé » du coté des grandes fortunes et grands patrons, le bouclier fiscal de leur grand ami Sarkozy est là pour les protéger. Seule les classes moyennes épargnante mettront la main au porte monnaie, alors qu’elles sont loin d’être les plus privilégiées. S’il est évident que l’état doit aujourd’hui reprendre son rôle de redistributeur des richesses, encore faudrait il les prendre la ou elles sont, et là ou il est juste de les prendre… 

 

Soyons clair, la démarche du RSA, n’est pas une mauvaise idée en soi (à condition bien sur, qu’il ne soit pas destiné, à terme, à remplacer le SMIC et à tirer vers le bas l’échelle des salaires), mais la manière de le financer laisse grandement à désirer.

Si une taxe sur les revenus du capital est une bonne chose, il faut cependant qu’elle touche tout le monde et n’épargne pas les plus riches plafonnés à hauteur de 50% de leur revenus. Cette annonce vient comme une réponse au gens de gauche qui dénonçaient le paquet fiscal dont l’inefficacité n’est aujourd’hui plus à démontrer. Monsieur Sarkozy fait donc une nouvelle taxe destiné à financer une mesure sociale (dans le principe, de quoi faire taire les critiques de la gauche), mais une annulation pure et simple du paquet fiscal de début de mandat n’aurait elle pas suffit a dégager les fonds nécessaires ?

 

Car à force de toujours prendre dans les mêmes catégories de population, il est a craindre (ou plutôt à espérer) que celles-ci ne se réveillent. Qu’attendent ces revenus moyens pour se rendre compte que cette nouvelle taxe que leur impose le gouvernement finance, en réalité, la redistribution aux plus riches ?

RSA.jpg